Différences entre jus, nectar et concentré : comment distinguer ce que nous achetons ?

Si nous jetons un coup d’œil dans les rayons de n’importe quel supermarché, en particulier dans la section des boissons aux fruits et des jus, nous remarquerons la grande variété et l’offre de produits que nous avons à notre disposition. Les jus pressés, les nectars ou les jus concentrés sont les variétés que l’on trouve en France.

Selon les données de l’étude , 31,2 % des consommateurs Français boivent un type de jus, en particulier les enfants et les adolescents, qui montrent une plus grande préférence pour les mélanges de jus et de lait, les jus conditionnés et les nectars.

Bien que ces produits puissent sembler plus ou moins identiques, une lecture plus détaillée et plus approfondie de l’étiquette révèle les véritables différences entre ces produits.

Quelle est la différence entre les jus, les jus concentrés et les nectars ?

La réglementation peut nous aider à mieux connaître les principales caractéristiques de ces produits, qui sont principalement déterminées par le processus de production, mais aussi par le type d’ingrédients autorisés et la teneur en fruits et en eau.

La loi classe ces produits en trois catégories commerciales :

  • Le jus de fruits : c’est le produit susceptible de fermentation, mais non fermenté, obtenu à partir des parties comestibles de fruits sains et mûrs, frais ou conservés par réfrigération ou congélation, d’une ou de plusieurs espèces mélangées, ayant la couleur, l’arôme et la saveur caractéristiques du jus du fruit dont il provient.
  • Le sucre qu’il contient est celui naturellement présent dans le fruit (10 % du total, les 90 % restants étant de l’eau ou des minéraux extraits du fruit entier pressé).
  • Des arômes et de la pulpe provenant de la même espèce de fruit peuvent être ajoutés à ce produit. En revanche, ni les pépins, ni l’écorce du fruit pressé, ni les sucres ou édulcorants ne peuvent être inclus. Dans le cas des agrumes, le jus de fruit provient de l’endocarpe, c’est-à-dire de ce que l’on appelle les segments, qui contiennent la pulpe avec le jus et les fibres comestibles.
  • Jus de fruit concentré : ce produit est obtenu après reconstitution du jus de fruit préalablement concentré avec de l’eau (l’élimination préalable de l’eau est de 85 %). Ce processus est généralement réalisé dans des conditions de pression et de température qui n’endommagent pas le jus et maintiennent les mêmes caractéristiques physiques, chimiques, organoleptiques et nutritionnelles du jus de fruit dont il est issu. L’arôme, la pulpe et les cellules de la même espèce de fruit peuvent également être réincorporés. Il s’agit d’un produit qui est traité plus en profondeur que le jus de fruit. En éliminant l’eau présente dans le jus, le concentré peut être conservé plus longtemps. Comme pour le jus, il est strictement interdit par la loi d’ajouter des sucres.
  • Le nectar de fruits : c’est le produit fermentable mais non fermenté obtenu par addition d’eau, avec ou sans adjonction de sucres ou de miel, à des jus ou à des purées, concentrés ou non. La teneur en sucres ou en miel est admise si elle ne dépasse pas 20 % du poids total du produit fini. Les sucres peuvent également être remplacés, en tout ou en partie, par des édulcorants.

Selon le règlement, un nectar ne peut être déclaré sans sucres ajoutés que si aucun monosaccharide, disaccharide ou denrée alimentaire utilisée pour ses propriétés édulcorantes n’a été ajouté.

Il est à noter que seule la moitié des nectars sont des jus, le reste étant composé d’eau et de sucre (ou d’édulcorant), ce qui nous alerte sur le fait que la consommation doit être sporadique.

Pour distinguer ces produits, la dénomination légale qui doit figurer sur l’étiquetage est jus de fruits ou nectar. La principale différence entre ces trois classifications repose essentiellement sur le fait que le jus est composé à 100 % de fruits ; le nectar, en plus des fruits, contient également une partie d’eau (la teneur minimale en fruits est de 50 % et le reste est composé d’eau et de sucre ajouté) ; le concentré ne peut être classé ni comme jus ni comme nectar, car il contient moins de 50 % de fruits.

Peuvent-ils faire partie intégrante de notre alimentation ?

Si la Fédération française de nutrition reconnaît que le jus de fruit, et non le nectar, peut être “une alternative pour compléter la consommation de fruits et légumes” et atteindre l’apport journalier recommandé (cinq portions, soit 400 grammes par jour et par personne), il ne faut pas en abuser.

L’Association 5 par jour limite la consommation à un verre de jus (environ 150-220 ml) par jour, de sorte que sur les cinq portions, une seule est consommée sous forme de jus. Dans un document de consensus, les experts mettent en garde contre “les allégations qui font croire aux consommateurs que boire plus d’une portion de jus signifie ajouter une autre portion de fruit”.

Le principal problème est que dans le cas des jus et des concentrés, bien qu’aucun sucre ne soit ajouté lors de leur production, il y a des sucres libres, c’est-à-dire des sucres qui sont naturellement présents dans les fruits et légumes frais et donc aussi dans le jus, et qui se caractérisent surtout par une augmentation de l’acide glycémique dans le sang.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) conseille de limiter la consommation de ces sucres à moins de 10 % de l’énergie totale quotidienne, bien que la dernière évaluation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur le sujet prévienne que “la consommation de sucres ajoutés et de sucres libres devrait être aussi faible que possible dans le cadre d’un régime nutritionnel adéquat”, car des données les associent à plusieurs maladies métaboliques chroniques, telles que l’obésité et le diabète de type 2.

Jus

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